Voyage

Road trip en Écosse #1 : Flying to Edinburgh

Voici enfin le premier épisode de notre road trip estival en Écosse (26 juillet au 11 août 2017). Avec le rythme de la rentrée, je n’avais pas encore eu le temps de rédiger les articles à partir de mon carnet de bord. Je profite des vacances pour commencer la série. C’est avec de bonnes chaussures de marche, un gros sac à dos et le guide du Routard en poche que nous sommes partis à la découverte d’un pays à la beauté fascinante. Récit de voyage.

(Pour visualiser les photos en qualité optimale, il suffit de cliquer dessus).

1-Premières impressions d’Écosse (26 juillet 2017).

Le départ

Je n’ai jamais vraiment aimé prendre l’avion. Je préfère le train : plus écologique, moins stressant. Et puis il faut venir des heures en avance à l’aéroport, passer tout un tas de portiques de sécurité et depuis l’instauration de l’état d’urgence permanent, on peut y croiser des patrouilles armées jusqu’aux dents : ce n’est pas vraiment rassurant. Mais pour l’incroyable voyage qui s’annonce, je serai bien obligé de quitter la terre ferme.

©Camille Peney

A 6h00, le réveil sonne. Beaucoup trop tôt à mon goût. Malgré mon impatience, j’émerge difficilement. La nuit a été courte. Petit déj’ sur le pouce, puis il est l’heure d’enfiler les chaussures de marche et de prendre le sac à dos. Dix-sept kilos sur le dos, ça surprend mais ça va, le sac est confortable. Le deuxième sac sur le devant est moins pratique mais ça se fait. C’est juste que je ressemble à un sandwich. Camille aussi à fière allure avec ses quatorze kilos sur le dos. Un dernier tour dans l’appartement et c’est le grand départ. Métro D, changement à Saxe-Gambetta. Métro B direction Part-Dieu. Nous traversons la gare aux milieu des voyageurs pressés ou des vacanciers pour rejoindre le Rhônexpress qui nous conduit à l’aéroport de Saint-Exupéry. Une fois les sacs filmés, nous pourrons profiter d’un café avant le décollage prévu pour 11h05. Le vol est direct depuis Lyon avec EasyJet.

Deux heures plus tard, le commandant de bord annonce le prochain atterrissage de l’appareil. L’avion commence sa descente, à travers une véritable purée de poix. Ça y est ! Première vision du sol écossais à travers les lambeaux de la brume qui s’écartent pour nous dévoiler avec parcimonie les premières habitations, les premiers champs, les premières forêts. Le premier château (hanté ?) fait son apparition. Quelques instants plus tard c’est au tour de la piste d’atterrissage. Alors que tout le monde s’attend à ce que l’avion poursuive sa descente, il remonte soudainement. Interloqués, les passagers se regardent et la voix du chef de bord fournit quelques explications : ils n’ont pas encore reçu la permission d’atterrir, le sol est glissant, c’est l’affaire de dix minutes. L’avion entame alors un petit tour, remonte dans l’épaisse couche de nuages puis redescend… Cette fois, nous sommes en pleine mer ! Je prends le plan pour essayer de nous repérer : il me semble distinguer Incholm Abbey, retraite solitaire perdue sur une île déserte. Ensuite -j’en suis certain cette fois-ci- ce le Forth Rail Bridge, impressionnante structure métallique classée au patrimoine mondial de l’UNESCO qui relie les deux rives du Forth qui s’offre à nos yeux ! C’est ce moment là que l’avion choisi pour effectuer un virage et reprendre sa descente. Pour de bon cette fois-ci !

Cockburn Street ©Camille Peney

Nous y sommes enfin !

A la sortie de l’aéroport, nous sommes accueillis par une petite pluie fine : le temps est de la partie et nous souhaite la bienvenue. Il fait plus frais qu’à Lyon ! Après être partis dans la mauvaise direction, nous trouvons un bus pour nous conduire dans le centre d’Édimbourg. A mesure que le centre se rapproche, les bâtiments se font de plus en plus anciens, plein de charme. On passe devant une sorte de grand bâtiment de pierre brune qui ressemble à s’y méprendre à Downton Abbey… Lorsque nous posons pied à terre en face de Wawerley Station, on ressent immédiatement l’ambiance particulière qui règne dans la capitale écossaise : chaleureuse, décontractée et fière de son héritage historique. Les vieilles façades brunes sont là pour nous le rappeler. Comme par enchantement, le soleil fait son retour pour illuminer la ville dans laquelle nous nous enfonçons, sacs sur le dos, ravis.

Au cœur de High Street ©Camille Peney

C’est posé dans un pub (irlandais, un comble !) que nous terminons cette première journée écossaise. Le Finnegan’s Wake, en plus de servir d’excellentes bières pression est un endroit particulier : il est niché à l’intérieur d’une ancienne église désaffectée ! Ce serait une bonne bonne reconversion pour les églises abandonnées, proches de la ruine, qui peuplent les pentes de la Croix-Rousse à Lyon ! Tout en dégustant l’Innis Gunn, production locale, j’écris ces lignes qui dresse le bilan d’une journée intense. De ce que nous avons pu voir dans l’après-midi, Édimbourg à l’air d’une ville vraiment sympa et nous avons hâte de d’approfondir la découverte des lieux. Les ruelles de la vieille ville regorgent de trésors architecturaux et de surprises : nous avons pu voir deux spectacles de théâtre de rue improvisés au cœur de High Street, répétition en vue du gigantesque festival qui paralyse les rues de la ville au mois d’août. On trouve également de quoi manger : le burger falafel du Southern Cross (situé sur Cockburn Street, non loin de High Street) est un régal, l’endroit est chaleureux avec un excellent service.

Pause repas au Southern Cross ©Camille Peney

Une bonne première impression de la cuisine locale qui s’est vraiment diversifiée, j’en parlerai plus tard ! Partout, nous sommes frappés par l’accueil sympathique des écossais. Dans la rue, un vieil homme traverse la rue exprès pour nous proposer son aide : il nous a vu galérer sur le plan ! L’hôte qui nous accueille à la Braveheart Guesthouse sur Gilmore place est enchantée d’échanger avec nous. Son regard s’illumine lorsque nous lui apprenons que nous irons jusqu’à St Kilda :

« Oh, St Kilda ? Lovely… ».

A suivre…

 

Clément B.

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40 réflexions sur “Road trip en Écosse #1 : Flying to Edinburgh

    • Merci Tony et très bon voyage à Londres ! 🙂
      Si tu ne pars qu’en janvier tu auras sans doute l’occasion de lire mon article à venir sur Glasgow (dernière étape de notre voyage !) que nous avons adoré aussi ! 🙂

      J'aime

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